Une application de généalogie faite pour une utilisatrice de Geneanet qui peinait à voir sa famille dans son arbre. Le besoin, ce qui coince dans l'existant, la réponse apportée à chaque irritant - et ce qui a été laissé de côté.
Une utilisatrice, un arbre tenu sur Geneanet, et une difficulté qui revient : la visualisation. Lire l'arbre, s'y repérer, garder le fil d'une recherche à l'autre.
Mon rôle
Produit, design et développement. Recueil du besoin, relevé des irritants de l'existant, maquettes, puis une application construite au fil des échanges.
Ce que ça démontre
Un produit conçu pour quelqu'un d'autre que soi. Le besoin vient d'une utilisatrice, chaque irritant relevé a sa réponse dans l'application, et ce qui n'y répondait pas a été écarté. Elle s'en sert chaque semaine.
Du problème à la réponse
Ce qui coince, et ce que fait Racines
Le point de départ est l'expérience de l'utilisatrice sur Geneanet, recoupée avec les retours publics d'autres utilisateurs : forums d'entraide, avis en ligne. Geneanet est un produit profond ; c'est cette profondeur qui pèse sur un usage occasionnel. Chaque irritant ci-dessous a sa réponse dans l'application.
Un arbre difficile à lire
C'est le besoin de départ : voir la famille, pas seulement la saisir.
Le même arbre se regarde de plusieurs façons : tout l'arbre, autour d'une personne, lignée du nom, fiche famille, éventail, sablier, affiche, diaporama. Les générations sont rangées en colonnes datées.
Trop de bruit dans les alertes
Des correspondances redondantes, ou fondées sur des personnes qui ne sont finalement pas les bonnes.
Aucune correspondance avec les arbres des autres. La page À compléter ne parle que de l'arbre lui-même : sans date de naissance, sans lieu, sans parents, dates à vérifier. Les suggestions se coupent dans les réglages.
Des pistes sans source
Une information tirée de l'arbre d'un autre se présente comme une piste, sans acte derrière.
Chaque naissance et chaque décès porte son niveau. Prouvé : appuyé sur un acte original. Probable : une source secondaire, recensement ou arbre en ligne. Supposé : aucune source rattachée.
Des doublons qu'on ne comprend pas
Des « doublons potentiels » en nombre, dont on ne voit pas pourquoi ils sont proposés.
Une seule règle, écrite sur la page : même nom, même prénom, années proches. Un parent et son enfant homonymes ne sont jamais proposés, et « Ce ne sont pas les mêmes personnes » écarte la paire.
Trop complexe pour un usage occasionnel
Un outil profond demande un apprentissage, à refaire quand on n'y revient que de temps en temps.
Le menu tient en quatre groupes : Explorer, Rechercher, Raconter, Partager. L'accueil reprend là où l'on s'était arrêté, avec « Continuer vos recherches », et la taille du texte se règle.
Le fil qui se perd en naviguant
Nouveaux onglets, fenêtres qui masquent ce qu'on comparait, plusieurs recherches aux règles différentes.
La fiche d'une personne s'ouvre dans un tiroir, par-dessus la page en cours. Une seule recherche : nom, prénom, lieu ou profession.
À l'écran
La réponse au besoin de départ
Arbre
Voir la famille avant de la compléter
La page Arbre s'ouvre sur tout l'arbre, génération par génération. On glisse pour se déplacer, on zoome à la molette, et les vues changent sans quitter la page.
✓Centrer sur une personne, voir ses ancêtres, voir autour d'elle
✓Éventail et sablier pour l'ascendance et la descendance
✓Affiche et diaporama pour montrer l'arbre à la famille
Périmètre
Ce qui a été écarté
Racines ne cherche pas à refaire Geneanet. Elle tient l'arbre, le montre et range les preuves ; la recherche dans les archives reste ailleurs.
Pas de compte
L'arbre reste sur l'appareil, dans le navigateur : pas d'inscription, pas de stockage en ligne.
Pas d'arbre partagé en ligne
Le partage passe par l'export : GEDCOM, livre de famille, affiche.
Pas de base d'archives
Les sources trouvées ailleurs se rangent ici, avec leur dépôt et le lien vers le registre en ligne.
Racines est en ligne
L'application s'ouvre sans compte, sur une famille d'exemple. L'arbre saisi reste sur l'appareil.